chapitre 10 : le suivi des comptes clients et fournisseurs

Chapitre 10 : LE SUIVI DES COMPTES CLIENTS ET FOURNISSEURS

I-              suivi et analyse des comptes clients

A/ la technique du lettrage

Lettrer = mettre en relation le règlement d’un client avec les factures et avoirs correspondants.

On utilise des lettres, et on parque d’une même lettre les débit et crédit concernant un même ensemble d’opération.

Par conséquent, la justification du solde d’un compte client ne portera plus que sur les opérations non lettrées.

On peut lettrer ainsi les comptes clients ou les comptes fournisseurs.

Il est important de vérifier régulièrement ainsi les soldes des comptes clients et fournisseurs. Cela permet d’éviter certains litiges, de relancer des clients qui ne paient pas, d’émettre des avoirs éventuels pour paiement d’acompte du client ou si un client a réglé sous déduction d’un escompte conditionnel.

 

B/ l ‘analyse des écarts

Les écarts correspondent à tous les montants non réglés ou tous les montants pour lesquels le règlement est différent. On analyse les causes, et avant de préparer le relevé de facture au client on retire celles pour lesquelles la correction nous incombe :

-       émission d’avoir

-       erreur de comptabilisation …

Comme après un rapprochement bancaire les écritures de correction sont passées.

 

C/ vérification de la mise à jour du compte client et nouveau lettrage

On vérifie que l’on retrouve bien les montants comptabilisés dans le compte de tiers client et on lettre ses corrections avec les factures et règlements correspondants.

 

D/ évaluation du risque client

L’évaluation du risque client c’est reconnaître que toute facture doit être payé dans les délais requis.

Si un client ne règle pas il va falloir agir de deux manières :

-       il faut relancer ce client, par téléphone ou par mail, puis par des courriers de plus en plus officiels. C’est le travail du comptable dans toutes les sociétés qui gèrent elle-même leurs compte client, mais si le non règlement génère ou provient d’un litige, le dossier sera remit en contentieux soit auprès du service juridique de l’entreprise, soit auprès d’une société spécialisée dans le recouvrement.

-       Bloquer le compte client de manière à éviter que son encours augmente : somme du compte 411 de ce client + les effets de commerce acceptées 413 + les effets escompté qui ne sont pas encore échus en compte 5114 + les dernières commandes passées par le client mais non encore facturées

Pour aider à gérer cet encours client, on définit une ligne de crédit qui sera le montant maximal d’encours acceptés par ce client, et qui sera rentré dans le logiciel de gestion commercial de manière à ce que le système bloque au passage d’une nouvelle commande.

Depuis le 1er janvier 2009, les délais de règlement entre professionnels sont limités à 45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d’émission de la facture. Toutefois les parties peuvent d’un commun accord, réduire ce délai ou proposer de retenir comme point de départ non pas la date d’émission de la facture mais la date de livraison des biens ou d’exécution de la prestation.

En cas de dépassement du délai, le créancier doit facturer des pénalités de retard de 3 fois le taux légal.

L’objectif de cette législation est d’éviter les abus de la part de certains clients en position dominante (exemple : les grandes surfaces) et de limiter les difficultés de trésorerie des PME dont les clients payent mal.

Cette loi pénalise également le créancier qui est tenu de facturer ses pénalités de retard.

La balance âgée est un outil de classement des créances, par ancienneté qui ne peut être édité que si les délais de payement des clients ont été rentrés dans le logiciel et qui permet d’agir sur les clients en retard de règlement.

Chaque entreprise aura sa propre procédure de relance client.

 

II-            les relations entre les comptes

à partir du moment où les opérations standard  alimentent plusieurs comptes (exemple : écriture d’achat qui alimente un compte 607, 44566 et 401) on peut établir des relations entre les comptes et opérer des contrôles de vraisemblance. Ce travail permet parfois de repérer des anomalies ou des erreurs dans la comptabilité. On peut aussi se servir des comptes de vente, par exemple, pour vérifier les statistiques des commerciaux. Ces contrôles participent aussi à un travail de contrôle de gestion.

 cas DECA

 

III- la mise à jour et l’évaluation des stocks

Dans les entreprises on tient à jour des comptes de stock sur lesquels sont reportées les entrées d’une période, les sorties d’une période et le stock restant.

Ces comptes de stocks permettent aussi d’évaluer celui-ci.

Exemple : les marchandises en stock seront évaluées à leur coût d’achat. Les produits finis seront évalués au coût de production.

Les couts d’achat de marchandises, les cout d’achat de matières premières et les cout de production des produits finis sont des couts d’entrée en stock, reste à déterminer les couts de sortie du stock, car tous les stocks entrés ne le sont pas au même cout.

On distingue deux principales méthodes pour évaluer les sorties de stock :

  • le CMUP après chaque entrée
  • le PEPS (FIFO)

 

Les stocks restants  seront comptabilisés en comptabilité après avoir été compté physiquement, au minimum une fois par an.

 

Le CMUP peut également être calculé en fin de période au choix de l’entreprise, dans ce cas on est obligé d’attendre d’avoir toutes les entrées de la période pour le calculer et valoriser les sorties

 

IV-          Le calcul des rations de gestion

 

A/ ratio de rotation des stocks

 

Correspond à un rapport entre un stock moyen sur le coût d’approvisionnement ou de production de ce stock. Ce rapport est multiplié par 360 pour le calculer en nombre de jours. C’est le nombre de jours ou ce stock reste en entrepôt avant son utilisation : durée moyenne de stockage

 

Ration de rotation des

 

Stock de matière première = stock moyen / coût d’achat des MP consommées  *  360

 

Le coût d’achat des MP consommées correspond aux sorties des matières de l’entrepôt pour être incorporées en production.

Ces sorties seront valorisées soit au CMUP soit selon la méthode PEPS (FIFO)

 

Stock de marchandises = stock moyen / coût d’achat des marchandises vendues  * 360

 

produits finis = stock moyen  /  coût de production des produits vendus  *  360

 

 

Stock moyen = (SI + SF) / 2

 

Comptes en comptabilité générale :

 

-        601 : achat de MP

-        6081 : frais accessoire de MP

-        607 : achat de marchandises

-        6087 : frais accessoires de marchandises

 

-        310 : stock initial de matière première

-        310 : stock final de matière première

-        355 : stock initial de produits finis

-        355 : stock final de produits finis

-        370 : stock initial de marchandises

-        370 : stock final de marchandises

 

Les comptes 6081 et 6087 et 6082 sont les comptes qui peuvent enregistrer les frais accessoires liés à l’achat des MP, marchandises et fournitures. Ils entrent donc dans la composition du coût d’achat des biens correspondants.

 

Les ratios ainsi calculés vont être comparés aux ratios des années précédentes et à ceux des entreprises qui ont le même type d’activité que la notre.

 

Il est préférable de rester dans les ratios de la profession, si on les dépasse on engendre des coûts superflus :

 

Coûts financiers :

-        on bloque une trésorerie qui aurait pu servir à autre chose

-        surface d’entreposage coute cher

-        l’assurance d’un stock coute cher d’autant plus si la valeur unitaire des produits stockés est élevée

B/ ratio de rotation des comptes de tiers 

 

Plus le délai de règlement des clients est long, plus l’entreprise doit trouver de la trésorerie pour fonctionner. A l’inverse, ce besoin de trésorerie augmente aussi si le délai de règlement fournisseur raccourcit. 

 

Durée de crédit accordée aux clients = (comptes clients et rattachés + EENE)  /  CA TTC

 

Client = 411

Rattaché = 413 416 …

EENE = Effets Escompté Non Echus  5114

 

Attention le CA est donné HT par la comptabilité, il faut le calculer TTC.

 

Durée de crédit obtenue des fournisseurs = (fournisseur + effet à payer)  /  (achats + autres charges externes TTC)

 

Compte en comptabilité générale :

 

-        401 : fournisseur

-        403 : fournisseur effets à payer

-        404 : fournisseur d’immo

-        4091 : fournisseur avance et acompte versé

-        600 : achats

-        610 :services extérieurs

-        620 : autres services

-        700 : charges

 

 

 

 

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×