chapitre 3 : le placement des excédents de trésorerie

Chapitre 3 : LE PLACEMENT DES EXCÉDENTS DE TRÉSORERIE

 

INTRODUCTION

 

La saisonnalité de l’activité entraine l’apparition de déficits (ch.2) mais aussi parfois d’excédents de trésorerie.

 

Ces derniers devront être placés, sur des échéances souvent courtes. De l’ordre de quelques jours.

 

Le solde de trésorerie fera l’objet d’un suivi quotidien en dates de valeur : le but du trésorier est d’obtenir un solde de trésorerie proche de zéro.

 

I-              le règlement comptant des fournisseurs

 

Cette première possibilité d’utilisation des excédents de trésorerie, est à utiliser si elle permet d’obtenir un escompte financier.

 

II-            les placements à durée minimale

 

A/ le dépôt à terme

 

Placement d’une durée minimale d’un mois auprès d’une banque.

 

Se matérialise par la remise d’une « lettre de blocage » par l’entreprise.

 

Le taux est libre et généralement peu élevé ( <TMM)

 

Ce placement ne présente aucun risque, et amène l’utilisation du compte 512 en comptabilité.

(écriture d’un 512 (C) à 512xxx (D) )

 

 

TMM ou T4M : le T4M ou taux moyen mensuel était un indice de référence du marché monétaire français. Il est égal à la moyenne arithmétique des taux journaliers, EONIA. Il est calculé par l’Association Française des Banques.

 

EONIA : taux au jour le jour du marché monétaire européen

De l’ordre de 0,9% actuellement.

 

B/ les bon de caisse

 

Titres négociables représentatifs d’une créance à court terme émis par les banques mais aussi par l’état (bon du trésor)

 

Circulation libre ou par endossement, selon qu’ils sont au porteur (anonymes) ou nominatifs.

 

Durée de 1 mois à 5 ans.

Intérêts fixes ou progressifs, précompté ou post-comptés.

 

Fiscalité :

 

Prélèvement libératoire au taux de 60% sur les bons anonymes.

 

Intérêts soumis à l’IS ou prélèvement libératoire au taux de 29% pour les bons nominatifs.

 

Cette fiscalité rend les SICAV monétaires plus avantageuses dans la majeure partie des cas.

 

III-          les valeurs mobilières

 

Elles font l’objet d’une gestion directe à travers un compte titres ou par l’intermédiaire d’OPCVM

 

Valeur mobilières : Actions, Obligations, emprunts d’état, titres de créances négociables,…

 

OPCVM : Organisme de Placement Collectifs en Valeurs Mobilières.

 

A/ LES SICAV et FCP

 

SICAV : Société d’Investissement à Capital Variable.

 

FCP : Fonds Commun de Placement

 

La SICAV est le plus souvent une SA, filiale d’un établissement de crédit : elle dispose d’une personnalité juridique.

 

Son actif se compose d’un portefeuille de valeurs financières. (Actions, obligations…)

 

L’achat d’une SICAV revient donc à se porter acquéreur de plusieurs titres : on peut ainsi diversifier son placement en n’achetant qu’un unique titre.

(On achète un titre de la SICAV)

 

La valeur de la part de SICAV fluctue en fonction de l’évolution de la valeur du portefeuille détenu.

 

La composition du portefeuille détermine le « profil » de la SICAV, ou son rapport rendement / risque, les deux paramètres variant en sens opposé.

 

La formule est :

 

-       très liquide : opérations possibles tous les jours.

-       Relativement onéreuse : droits d’entrée, droits de garde, frais de gestion, droit de sortie, fiscalité…

-       Souple en terme d’arbitrage rendement/risque.

 

Les SICAV dites monétaires sont composées de titres quasiment sans risques : obligation courtes, bon du trésor…

 

Risque quasi nul, rendement proche de l’EONIA, donc faible.

 

 

Un FCP présente les mêmes caractéristiques qu’une SICAV, mais :

-       n’a pas de personnalité juridique

-       présente moins de contraintes quant à la composition de son portefeuille

 

Il s’agit donc de placements potentiellement plus rémunérateurs, mais aussi beaucoup plus risqués.

 

IV-          les titres de créances négociables

 

Depuis 1991, banques, entreprises et établissements financiers peuvent émettre des TCN d’un montant minimal de 150 000€ non « fractionnable »

 

Les TCN sont négociés sur un marché spécifique contrôlé par la Banque de France.

 

A/ certificats de dépôt négociables (CDN)

 

Créés en 1985, ces TCN ont une durée de vie de 1 jour à un an, et sont émis par des établissements de crédit ou la CDC (banque des collectivités locales)

 

Il s’agit d’une alternative au compte à terme.

 

B/ bon à moyen terme négociables (BMTN)

 

Emis pour une durée supérieure à un an par des établissements de crédit ou des entreprises, ils présentent par ailleurs des caractéristiques comparables au CDN.

 

C/ billets de trésorerie (BT)

 

TCN émis par les entreprises sur le marché monétaire, pour une durée pouvant s’étendre de 10 jours à 1 an.

(Vernimmen)

 

Permet aux entreprises de se financer sans passer par le système financier (face à face)

 

V-             le choix entre diverses formules de placement

 

Application 1 & 2

 

 

 

 

 

Commentaires (1)

1. Emmanuel Nunyava 30/09/2016

Bonjour Comment pourrrais je avoir accès aux applications et images du cours. Merci à vous!

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